DESTINS DE FEMMES


Bienvenue sur chromosome-x,

un blog dédié a la femme.

Nous allons suivre le destin de ces femmes qui ont laissé une trace indélébile dans notre monde.

Elles ont marqué la science, le cinéma, la musique et bien d'autres domaines.

Elles nous ont fait sourire, frémir, pleurer….

Mais n'oublions jamais….elles sont restées Femmes, tout simplement.

MARLENE DIETRICH, "L'ange bleu "



Marie Magdalene Dietrich est née le 27 décembre 1901 à Berlin-Schöneberg, dans la Leberstraße (autrefois Sedanstraße). Elle est la fille cadette de Louis Erich Otto Dietrich, officier prussien, et de Joséphine, née Felsing. Sa sœur aînée Elisabeth est née en 1900. Elle perd son père, en 1908, lorsqu'elle a 7 ans. À 11 ans, elle contracte ses deux prénoms (Marie Magdalene) en Marlene.
Sa mère se remarie avec Eduard von Losch, officier de cavalerie, qui adopte Elisabeth et Marlene. Marlene cultive ses dons pour la musique et le chant, mais doit toutefois abandonner le violon à la suite d'une blessure du poignet. Elle jouera plus tard de la scie musicale. En 1916, son beau-père est tué à son tour pendant la Première Guerre mondiale.
MARLENE LA COMEDIENNE :

Elle prend ses premiers cours de théâtre auprès de Max Reinhardt, metteur en scène de théâtre autrichien, en 1921. En 1922, elle joue ses premiers petits rôles, notamment au Großes Schauspielhaus, et joue dans des revues, comme celle du Kurfürstendamm de Berlin, aux côtés de la vedette française Margo Lion. Elle obtient aussi des rôles mineurs au cinéma.En 1923, son premier rôle est Lucy dans Tragédie de l'amour de Joe May.
Le 17 Mai de cette année, elle épouse Rudolf Sieber,réalisateur américain d'origine allemande et donne naissance à sa fille Maria Elisabeth Sieber, le 13 décembre 1924. Elle vivra peu avec son mari  et ne se remariera jamais après son divorce.
Marlène Dietrich enregistre à la fin des années 20 ses premières chansons, notamment Es liegt in der Luft (1928).
En 1929, elle tourne son premier rôle important dans “L'énigme”de Curtis Bernard.
Remarquée par Josef von Sternberg, celui-ci la recommande à la Paramount, dont le bureau berlinois cherche une actrice pour rivaliser le mythe de Greta Garbo, lancé par la Metro-Goldwyn-Mayer.
En 1930, elle devient célèbre avec le film  “L'Ange bleu”  de Josef von Sternberg (premier film parlant du cinéma allemand) et notamment la chanson « Ich bin von Kopf bis Fuß auf Liebe eingestellt » (« Je suis faite pour l'amour de la tête aux pieds », traduite en anglais par « Falling in love again », et reprise maintes fois).Ce film est réalisé dans les studios de l’ Ufa à Babelsberg. Il réunit Emil Jannings, dans le rôle du Professeur Immanuel Rath et Marlène Dietrich, dans celui de Lola Lola.
L'ange bleu” transforme cette actrice encore inconnue, aux cheveux platinés, en star au charisme à la fois ensorceleur et glacé. Le soir de la première, au Gloria Palast, le 1er avril 1930, elle arbore un long manteau de fourrure blanc, serre une gerbe de roses dans les bras et porte sur sa robe, un bouquet de violettes épinglé… là où les femmes n'en mettent jamais. Le soir même, Marlène prend le bateau pour New York, elle part en effet tourner « Morocco » ( Cœurs brûlés ), film qui lui vaudra une nomination aux Oscars.
Opposée au régime nazi, Marlène sera longtemps très proche de son cinéaste Pygmalion, Joseph von Sternberg, qui est juif. Elle rompt peu à peu les liens qui l'attachent à l'Allemagne, et devient citoyenne américaine à l'âge de 36 ans, le 6 mars 1937.
Début 1942, elle entreprend des tournées dans le pays afin de récolter de l'argent pour participer à l'effort de guerre US.
A partir de 1944, elle se rend sur le front où elle donne des représentations devant les soldats américains et britanniques stationnées au Royaume-Uni, puis les suit en France pendant la campagne de libération.. Elle réussit l'exploit de faire changer de camp à la chanson “Lili Marlène” populaire auprès des soldats allemands et qui devient la mascotte des G.I.
 À la libération de Paris, elle retrouve Jean Gabin, qui fut son amant, et qui participait au combat en tant que chef de char au 2e escadron du régiment blindé de fusiliers marins.
Pour son rôle au côté des alliés, Marlène reçoit la “Médail of Freedom” des mains des Américains en 1947 et est faite chevalier de la  ”Légion d' Honneur” par la France en 1950.
Cependant,au lendemain de la guerre, sa carrière est au plus bas. Elle apparaît dans des films mineurs comme Le Grand Alibi (1950) de Hitchcock ou L'Ange des maudits ( 1952 ) de Fritz Lang.


MARLENE LA CHANTEUSE :



En décembre 1952, elle fait une apparition remarquée dans un gala au profit des enfants handicapés, vêtue de l'uniforme de Monsieur Loyal. Ce tremplin lui permet de monter son propre spectacle-cabaret à Las Vegas.
Elle entame une carrière de chanteuse reconnue sur les scènes du monde entier, accompagnée par l'arrangeur Burt Bacharach. Son interprétation de la chanson « Sag mir, wo die Blumen sind », composée par Pete Seeger et traduite en allemand par Max Colpet, fait d'elle une militante de la dénonciation de la guerre froide. Elle enregistre plusieurs disques majeurs comme « Dietrich in Rio » ( 1959 ), « Wiedersehen mit Marlene » ( 1960 ) et « Marlene Dietrich in London » ( 1964 ). Son travail scénique est consacré par son succès à Broadway en 1967.
En 1960, elle retourne en Allemagne mais reçoit un accueil mitigé ( à Wiesbaden, une jeune fille  lui crache au visage). Elle affirme alors, par voie de presse, qu'elle ne reviendra plus dans son pays natal et que désormais,      « elle et les Allemands ne parlent plus la même langue ».
Après une chute dans une fosse d'orchestre lors d'une tournée en Australie en 1975, Marlene Dietrich se brise la jambe et reste handicapée, elle se retire donc définitivement de la scène. Elle vivra recluse jusqu'à son décès dans son appartement parisien au 12 de l'avenue Montaigne, fréquentant peu de gens en dehors de ses amis, l'animateur de radio Louis Bozon et le comédien Sacha Briquet.
Elle succombe à une crise cardiaque le 6 mai 1992. La cérémonie a lieu à l'église de La Madeleine à Paris. Elle est ensuite enterrée le 16 Mai, selon ses vœux, non loin de sa mère dans le petit cimetière de Friedenau, Stubenrauchstraße à Berlin-Schöneberg.
Sa fille et son unique enfant, devenue par son mariage Maria Riva, a écrit une biographie remarquée sur sa mère. En 1983, le réalisateur suisse Maximilian Schell lui avait consacré un documentaire primé au festival de Cannes, intitulé « Marlene », dans lequel l'actrice revient sur sa vie sans pour autant apparaître en personne.
Berlin après l'avoir pratiquement chassée, demande des excuses posthumes et lui dédie la place “Marlene Dietrich” dans le quartier moderne de la Potsdamer Platz, à proximité du Musée du Film de Berlin.
Pour l'anecdote, le poête Jean Cocteau lui dit un jour : « Votre nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache ».
Elle fut un des témoins de mariage d'Edith Piaf avec Jacques Pills. Elle choisit même la robe de la mariée mais ne suivit pas la chanteuse dans son penchant pour la drogue.
Le 2 janvier 1990, elle est promu au grade de commandeur de la “Légion d'honneur” et la même année, le groupe de rock Noir Désir a composé une chanson, “Marlène“, en son honneur.
      FILMOGRAPHIE:
  • 1923 : La Tragédie de l'amour (Tragödie der Liebe) de Joe May
  • 1925 : La Rue sans joie (Die Freudlose Gasse) de G.W.Pabst
  • 1929 : L'Ange bleu (Der Blaue Engel) de Josef von Sternberg
  • 1930 : Cœurs brûlés (Morocco) de Josef von Sternberg avec Gary Cooper
  • 1931 : Agent X 27 (Dishonored) de Josef von Sternberg
  • 1932 : Shanghai Express de Josef von Sternberg
  • 1932 : Blonde Vénus de Josef von Sternberg avec Cary Grant
  • 1934 : L'Impératrice rouge (The Scarlet Empress) de Josef von Sternberg
  • 1935 : La Femme et le pantin (The Devil is a Woman) de Josef von Sternberg
  • 1936 : I Loved a Soldier de Henry Hathaway
  • 1936 : Désir (Desire) d'Ernst Lubitsch et Frank Borzage avec Gary Cooper
  • 1936 : Le Jardin d'Allah (The Garden of Allah) de Richard Boleslawski avec Charles Boyer
  • 1937 : Le Chevalier sans armure (Knight without armour) de Jacques Feyder
  • 1937 : Ange (Angel) d'Ernst Lubitsch
  • 1939 : Femme ou démon (Destry rides again) de George Marshall avec James Stewart
  • 1940 : La Maison des sept péchés (Seven Sinners) de Tay Garnett avec John Wayne
  • 1941 : La Belle ensorceleuse (The Flame of New Orleans) de René Clair
  • 1941 : L'Entraîneuse fatale (Manpower) de Raoul Walsh
  • 1942 : Les Écumeurs (The Spoilers) de Ray Enright avec John Wayne
  • 1942 : La Fièvre de l'or noir (Pittsburgh) de Lewis Seiler avec John Wayne
  • 1944 : Kismet de William Dieterle
  • 1944 : Hollywood parade (Follow the boys) d'Edward Sutherland
  • 1946 : Martin Roumagnac de Georges Lacombe avec Jean Gabin
  • 1947 : Les Anneaux d'or (Golden Earrings) de Mitchell Leisen avec Ray Milland
  • 1948 : La Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair) de Billy Wilder avec Jean Arthur
  • 1949 : L'Ange de la haine (Jigsaw) de Fletcher Markle (apparition)
  • 1950 : Le Grand Alibi (Stage Fright) d'Alfred Hitchcock avec Jane Wyman
  • 1951 : Le Voyage fantastique (No highway in the sky) d'Henry Koster avec James Stewart
  • 1952 : L'Ange des maudits (Rancho Notorious) de Fritz Lang avec Mel Ferrer
  • 1956 : Le Tour du monde en 80 jours de Michael Anderson avec David Niven, Charles Boyer, etc.
  • 1957 : Une histoire de Monte Carlo (Montecarlo) de Samuel A. Taylor avec Vittorio de Sica
  • 1957 : Témoin à charge (Witness for the Prosecution) de Billy Wilder avec Charles Laughton et Tyrone Power
  • 1958 : La Soif du mal (Touch of Evil) d'Orson Welles avec Charlton Heston et Janet Leigh
  • 1961 : Jugement à Nuremberg (Nuremberg) de Stanley Kramer avec Spencer Tracy et Burt Lancaster
  • 1964 : Deux Têtes folles (Paris when it sizzles) de Richard Quine (apparition) avec Audrey Hepburn et William Holden
  • 1978 : C'est mon gigolo (Schöner Gigolo, armer Gigolo) de David Hemmings avec David Bowie

MARIE CURIE, une femme de sciences

Maria Saloméa Sklodowska est née le   7 novembre 1867 à Varsovie (Pologne).
Elle est la cinquième enfant d' une famille d' enseignants.
Marie a une enfance difficile. Sa soeur ainée, Zozia, meurt en 1876 du typhus et deux ans plus tard sa mère est emportée par la tuberculose. Pour palier ses douleurs, elle décide de se lancer corps et âme dans les études et excelle en tout( la note maximale de 5 lui est accordée pour toutes les matières). Elle obtient donc son diplôme de fin d'études secondaires avec la médaille d' or en 1883.

A cette époque, pour des raisons politiques, l' université est interdite aux femmes à Varsovie. Marie décide alors de rejoindre l' université volante et en 1891 elle part pour Paris où elle va suivre des études, à la sorbonne, en sciences physiques et en mat hématiques.



En 1893, elle obtient sa licence es-physiques et un peu plus tard sa licence es-mathématiques.
Puis elle rejoint le laboratoire des recherches physiques de G. Lippman.
En 1894, Marie rencontre Pierre Curie, enseignant à l'Ecole de physique et de chimie industrielles de Paris ( EPCI), et l' epouse un an plus tard, le       26 juillet 1895 à Sceaux ( région parisienne).
Soutenue par son mari, qui partage sa passion, elle continue ses études et est reçue première a l' agrégation de physique ( 1896).
Irène, l' ainée de la famille Curie voit le jour en 1897.
Et en décembre de la même année, Marie commence, dans les locaux de l' EPCI, ses travaux de thèse d' étude des “rayons uraniques” découverts par Becquerel.
En 1898, Pierre laisse ses travaux sur les cristaux pour venir travailler avec son épouse, et en juillet ils annoncent la découverte d' un nouvel élément radioactif : le polonium. En décembre ils annoncent la découverte du Radium, en collaboration avec Gustave Bémont.
En 1900, Marie est nommé professeur à l' Ecole normale supérieure de jeunes filles de Sèvres.
En 1903, elle reçoit le prix nobel de physique, avec Pierre Curie et Henri Becquerel, pour leurs travaux sur la radioactivité naturelle, en 1911 le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le radium et le polonium. 
En 1904, la cadette de la famille Curie voit le jour, Eve. Malheureusement deux ans plus tard, Pierre, son mari, est écrasé par une voiture à cheval rue Dauphine. Il meurt sur le coup.
Marie Curie décède le 4 juillet 1934 à  des suites d' une leucémie au sanatorium deSancellemoz (France).
Ambitieuse et passionnée, Marie Curie est une grande figure féminine du XXème siècle.
                                                                                                                    

LE DESTIN DE MARILYN MONROE



 Norma Jeane Mortensen ( nom du second mari de sa mère qui la quitte avant la naissance) voit le jour le 1 juin 1926 à Los Angeles en Californie.
Dès son plus jeune âge, Norma a une vie très instable. Sa mère ayant des troubles psychiatriques, la petite est placée dans des familles d'acceuil et sa mère ne vient lui rendre visite que le week-end.
Le 19 juin 1942, alors qu'elle n'a que 16 ans, elle épouse Jim Dougherty ( un voisin de 5 ans son ainé).
Femme au foyer, son mari engagé dans la marine, Norma trouve un travail comme vérificatrice de parachutes à la R.P Lane&Co. C'est là qu'elle est remarqué par un photographe venu faire des clichés de femmes pour remonter le moral des soldats.
Le 26 juin 1945, elle fait la couverture du magazine “Fank”.

Pleine d'espoir, elle décide de se présenter à l'agence ” Blue Book” ( Agence de mannequins  d'Emmeline Snively). Pour plus de”piquant” , Miss Snively lui conseille de se teindre en blonde. Une icône est née.
Pour Norma Jeane, sa vie d'épouse et sa carrière de mannequin sont incompatibles, alors  elle  demande le divorce le 2 octobre 1946.
Dorénavant elle fait la couverture de tous les magazines, et Miss Snively lui fait rencontrer Ben Lyon ( Recruteur de talent de la 20th Century Fox).
Au premier essai, il tombe immédiatement sous le charme de la petite blonde. Mais il veut un nouveau nom pour cette nouvelle femme. Il choisit donc Marilyn, en hommage à l'actrice Marilyn Milller, et Norma propose Monroe (nom de famille de sa grand mère maternelle).
Elle tourne deux petits rôles pour la Fox, qui ne reconduit pas son contrat. Puis elle signe un contrat d'essai de 6 mois avec la Colombia, où elle joue des seconds rôles pour série B. Pendant ce temps, elle prend des cours d'art dramatique et de dictons. Mais à la fin de son contrat, Marilyn se retrouve au chômage.

1950 : Depuis quelques mois, elle vit avec Johnny Hyde, agent fortuné et important, qui veut l'épouser et en faire son héritière, mais elle s'y refuse catégoriquement.
Il arrive à la faire engager dans le film “Asphalt Jungle” de John Huston. C'est un gros succès personnel pour Marilyn, ce film lancera sa carrière.
Quelques années plus tard, éclate le scandale du Calendrier ( elle a posé nue pour ce calendrier). On lui demande alors de tout nier, pour le bien de sa carrière, mais elle refuse et s'explique publiquement : ” J'avais besoin d'argent.”.

1952 : Elle rencontre le célèbre joueur de base ball Joe dimaggio. Ils se marient deux ans plus tard, le 24 janvier 1954. Mais Joe est jaloux du succès de son épouse, surtout auprès des hommes. En octobre de la même année le couple se sépare. Ce fut un mariage très bref.

En 1956, elle épouse Arthur Miller, auteur dramatique et père de 2 enfants.
Elle se convertit au judaïsme et trouve enfin l'équilibre auprès de cette famille.
En juillet, elle apprend avec joie qu'elle est enceinte, mais son bonheur sera de courte durée. C'est une grossesse extra-utérine. Marilyn sombre alors dans une profonde dépression. Par deux fois on la sauve d'overdoses aux barbituriques.
De plus, le métier de son mari lui pèse, car il a besoin de solitude pour écrire. Elle se sent souvent seule. Miller insiste donc pour qu'elle reprenne les tournage : entre autres ” Cetains l'aiment chaud” .
Mais le destin s'acharne, fin décembre Marilyn fait une fausse couche et est anéantie.
Même le succès de son film n'y change rien. Avec le temps, son couple se détériore et le divorce est prononcé le 20 janvier 1961.
En 1962, Marilyn aurait eu une liaison avec Robert Kennedy, et on lui prête aussi une histoire d'Amour secrète avec le président Kennedy. Mais bien entendu, tout ceci reste hypothétique.
En mai 1962, elle chante, au Madison Square Garden pour le président, un “Happy Birthday” sussurant et langoureux, à la Marilyn Monroe. Le président sera touché par cette interprétation.

Malheureusement, le matin du 5 Août 1962, Marilyn est retrouvée morte à son domicile. L'enquête conclut à un suicide, mais personne ne saura jamais ce qui s'est réellement passé la nuit du 4 Août 1962, soir où s'est éteinte une Etoile.



QUAND LA MOME DEVIENT PIAF

Edith Gassion est née le 19 décembre 1915 à l'hopital Tenon, porte de Bagnolet. Ou, selon la légende, sous un lampadaire rue de Belleville à Paris.  Son père, Louis Gassion est contorsionniste et sa mère, Anita Maillard ( nom d'artiste Line Marsa) est chanteuse de rue.
Sa mère n'ayant pas les moyens, ni le temps de s'occuper d'elle, et son père étant à la guerre, elle est d'abord confiée à Aïcha, sa grand mère maternelle ( originaire de Kabylie). Mais Aïcha est alcoolique et ne s'occupe que très peu de la petite. Elle est laissée livrée à elle même, sans attention et sans hygiène.
Lors d'une permission, son père la retire de ce foyer insalubre, et la confie alors à sa grand mère maternelle, patronne d'une maison close à Bernay en Normandie. Les prostitués de la maison prennent tout de suite soin de cet enfant et Edith mange enfin à sa faim.
Vers l'âge de 7 ou 8 ans, elle perd momentanément la vue en raison d'uen Kératite. Sa grand mère décide de l'emmener sur la tombe de Thérèse de Lisieux pour prier pour sa guérison. La prière faite, elle ramène de la terre et lui applique sur les yeux pendant 8 jours. Et le miracle s'accomplit. Edith est guérit. (Elle conservera toute sa vie  une dévotion sans faille pour la “petite” Thérèse et gardera sa médaille autour du cou toute sa vie durant).
A la fin de la guerre, son père revient chercher Edith, au grand dam des prostitués qui se sont attachées à cette môme.
Ensemble ils vivent la vie d'artistes dans des cirques itinérants, puis la vie misérable des artistes de rue. Et c'est là, dans la rue, qu'Edith prend conscience du pouvoir de sa voix sur les foules.
En 1932 elle rencontre Louis Dupont, dit p'tit louis, et en février 1933, alors qu'elle n'a que 17 ans, elle donne naissance à la petite Marcelle. Mais l'enfant meurt deux ans plus tard d'une méningite foudroyante.

CHANTEUSE DE CABARET

1935, alors qu'elle chante dans la rue avec son amie Simone, dite Momone, elle est remarquée par Louis leplée, le gérant du cabaret le “Gerny's”  sur les champs Elysées.  C'est lui qui lui trouve son nom de scène : La Môme Piaf ( moineau en argot et car son physique est frêle). Son talent et sa voix hors norme lui garantissent un succès immédiat. Du haut de ses 1,47 m, elle séduit le Tout-Paris de l' entre-deux guerre.

Le compositeur Raymond Asso et sa future grande amie Marguerite Monnot( compositeur et pianiste virtuose) la remarque aussi. Marguerite sera toujours auprès d'elle et lui composera les musiques de “Mon Légionnaire”, “Hymne à la joie”, “Milord”, et les “Amants d'un jour”.
En 1936, Louis Leplée lui fait enregistrer son premier 78 tours, chez Polidor : Les mômes de la cloche.
C'est un succès médiatique immédiat.
Malheureusement, en Avril, on retrouve Louis Leplée assassiné à son domicile parisien. On découvre alors qu'il faisait parti des milieux du banditisme de Pygalle. Le scandale renvoit Edith à la case départ: la rue et les cabarets miteux.

CHANTEUSE DE MUSIC-HALL

Mais c'était sans compter sur Raymond Asso, qui est amoureux d'Edith. Il insiste auprès d'elle pour la coatcher et faire d'elle une grande chanteuse. Edith accepte, il devient son auteur attitré, son amant et son coatch vocal. Le premier changement qu'il impose : dorénavant son nom de scène sera Edith Piaf et plus La Môme Piaf. Fini le cabaret, bonjour le music-hall. En janvier 1937, elle enregistre “MonLégionnaire”.
En mars de la même année, Edith débute sa carrière à l'ABC, grande salle parisienne de l'époque, et devient vite une immense vedette de la chanson française. Le public est conquit.
En 1938, elle tourne son premier film ” la garçonne” de Jean Limour, et quelques mois plus tard passe en tête d'affiche à Bobino.
En 1940, Edith rencontre Paul Meurisse, acteur et comédien français. Ils seront amants pendant deux ans. C'est auprès de lui qu'elle fera ses débuts au théâtre dans “un bel indifférent”, puis au cinéma dans “Montmartre sur scène”. Sur le tournage du film, elle rencontre Henri Contet, qu'elle prend pour pygmalion et qui sera l'auteur principal de sa carrière.

En 1944, elle tombe sous le charme de Yves Montand. Elle le prend sous son aile, et lance sa carrière. A l'écran on peut voir le couple dans le film ” Etoiles de lumière”. Leur idylle durera trois ans.Décidement, Edith ne peut pas s'empêcher de mêler sa vie sentimentale à sa vie artistique.
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Elle lancera aussi la carrière d'un grand nom de la chanson française : Charles Aznavour.
Elle se révèle aussi dans l'écriture. Fin 1945, elle ecrit un  des ses plus grands succès  : ” La vie en rose”.

Mais Edith  n'est pas comblée, elle veut étendre sa carrière.
Alors elle s'envole pour les Etats-Unis. Mais le succès n'est pas celui escompté. Elle se sent mal aimée, incomprise.
Pourtant une critique lui redonne l'espoir et elle décide de persévérer. Peu à peu la magie opère et Edith conquiert le coeur des américains.

Et un homme conquiert son coeur : Marcel Cerdan. Ce boxeur sera l'Amour de sa vie.
Pourtant déjà marié, Marcel est fou d'amour pour Edith. Leur passion n'a pas d'égal. Malheureusement, dans la vie de Piaf, tout bonheur se transforme en drame. Nous sommes le 27 octobre 1949. Alors que Marcel Cerdan part rejoindre Edith à new-york, il périt dans un accident d'avion. Elle ne se remettra jamais de ce mauvais coup du destin. Pour surmonter l'épreuve, elle lui dédie, lui son plus grand amour, sa plus belle chanson: l'”hymne à l'amour”.
Edith Piaf est brisée par le chagrin et la dépression ne la quittera jamais.
Dès 1950, elle remonte sur scène et chante à la salle Pleyel.
Mais le sort s'acharne. Suite à deux accidents de voitures dont elle est victime, elle prend régulièrement de la morphine pour apaiser ses douleurs ; qu'elle mélange bien entendu avec de l'alcool. Cette consommation devient vite une dépendance et l'anéantira physiquement.
Le 29 juillet 1952, elle épouse Jacques Pills ( chanteur français). Le mariage, célébré à New-York, sera de courte durée.
En 1953, Edith se reprend en main et subit sa première cure de désintoxication. Mais c'est à l'Olympia en 1955 qu' elle revient à la vie grâce à son public. Et après un ultime cure, en 1957, elle sort enfin de son calvaire.
Georges Moustaki entre dans sa vie en 1958. Leur passion tumultueuse durera un an. Il lui écrira entre autres ” Milord”.
Suite à un accident de voitures qu'ils ont ensemble, la santé d'Edith s'aggrave et sa dépendance à la morphine aussi : George la quitte.
Depuis cet accident, elle se fait plus discrète, mais néanmoins, elle remonte sur scène en 1961 pour sauver l'Olympia de la faillite. Piaf est épuisée et s'effondre à plusieurs reprises
En juin 1962, elle reçoit le grand prix du disque de l'Académie Charles Cros pour l'ensemble de sa carrière. Le même mois elle épouse Théo Sarapo, jeune chanteur grec de 26 ans.
Encore un amant qu'elle tentera de lancer dans la carrière !


Le 10 octobre 1963, dans sa résidence du sud, à l'âge de 47 ans ( les excès et les souffrances lui en font paraitre 20 de plus), Edith Piaf s'éteint.
Cette môme à la voix d'or aura offert sa vie aux autres, à son public, à ses Amours.





ELLA FITZGERALD, The fisrt lady of song



Le 25 avril 1917  est née, à Newport News en Virginie, une des plus belles voix du Jazz : Ella Jane Fitzgerald.

Elle passe son enfance près de New York dans un foyer monoparental ( son père abandonne le domicile conjugal  peu de temps après sa naissance). A cette époque la petite rêve d'être danseuse, même si elle écoutait déjà du jazz. Sa mère meurt d'une crise cardiaque en 1932, et elle est prise en charge par sa tante Tempie.
C'est au théâtre Appolo de Harlem à New York, en 1934, que Ella fait ses débuts de chanteuse. Elle a alors 16 ans. Elle remporte bien sur l'une des premieres Amateurs Nights, contribuant ainsi à sa gloire et celle de l' Appollo.
C'est dans ce lieu qu'elle est remarquée par  Bardu Ali de l'orchestre Chick Webb, qui convainc Webb ( chef d'orchestre et batteur ) de l'engager.
Ayant gagné une audition pour une semaine, en 1935 elle enregistre quelques tubes avec l'orchestre de Webb au Savoy de Harlem, dont le célèbre If you can't sing it, You have to swing it, Love and Kisses. Mais c'est surtout sa version de la berceuse A tisket, a tasket qui la fait connaitre.
A la mort de Chick Webb, en 1939, l' orchestre prend le nom de ” Ella Fitzgerald and Her Famous Orchestra”.  Sans son mentor, Ella se sent seule et chagrin.
C'est à ce moment de sa vie qu'elle rencontre et épouse Bennie Carnegie. Le mariage sera de courte durée car Ella est malheureusement une femme immature et lui ne fait aucun effort pour la comprendre.
En 1941, Ella quitte le groupe pour débuter une carrière solo et signe un contrat avec le label DECCA. Avec sa tessiture de voix de trois octaves, elle est remarquable pour la pureté de sa voix mais aussi pour sa capacité extraordinaire d'improvisation (surtout en scat). Elle chante le swing, le bebop, le scat, puis elle ajoute le blues, la samba, le gospel et même des chants de Noël. Et ses concerts sont souvent enrichis d'imitations d'autres chanteurs comme Louis Amstrong.
Puis elle rencontre Norman Granz, un avocat passionné de jazz et antiraciste. Il devient rapidement son manager, son imprésario. Et c'est grace à ce dernier que Ella sera connue dans le monde entier.
Elle fait de nombreux concerts en chantant les chansons de grands noms comme Cole Porter, George Gershwin, Duke Elligton avec lequel elle fait des tournées en Europe et en Amérique du Nord. A la fin de la seconde guerre mondiale, elle fait de nombreux enregistrements avec Louis Amstrong et Dizzi Gillepsie, les deux plus grands trompettistes de l'époque.
En 1948, Ella épouse Ray Brown ( contrebassiste bopper), mais leur mariage ne dure que 4 ans. Ils restent néanmoins de bons amis.
Elle quitte DECCA en 1955, car son manager lui crée le label VERVE.
En 1958, elle reçoit deux Grammys Awards, celui de la meilleure chanteuse et celui de Meilleur Artiste Jazz. Mais dans toute sa carrière elle en accumulera 13 en tout.
Parmi ces meilleures improvisations, nous trouvons celle qui eut lieu lors d'un concert à Juan-les-Pins à l'été 1964 lors du festival d'Antibes. Alors qu'elle interprète Mack the Knife, le chant des cigales est si fort, qu'il couvre sa voix. Ella décide alors de répondre aux cigales. Ce morceau aura pour titre par la suite ” Cricket song”.
Vers 1965, elle commence à souffrir du Diabète. La maladie la plonge dans une cécité quasi totale et l'oblige à subir plusieurs interventions chirurgicales lourdes.Dans les années 80, son état de santé s'aggrave et elle est contrainte de mettre un frein à sa carrière.


En 1987, Ella est décorée  par le président des USA, de la “Médaille Nationale des Arts”et en 1990 c'est Jack Lang qui lui remet la “Médaille de Commandeur des Arts et des Lettres”.
En 1993, Ella Fitzgerald se retire du monde artistique, épuisée par sa maladie ( aveugle et amputée des deux jambes).
Cette grande dame s'éteint le  15 juin 1996 à Beverly Hills Californie.
Ce bijou du Jazz a chanté avec les plus grands, mais elle est toujours restée humble. Elle a su s'imposer, au plus au rang de la gloire, par son amour, sa passion et son travail.